La capitale du Moyen-Chari fait face à une flambée spectaculaire du prix de l’essence, passant de 850 à 1100 francs le litre, provoquant une paralysie progressive de la circulation en ville. La pénurie touche particulièrement les usagers d’engins à deux roues, principaux moyens de transport à Sarh.
Dans plusieurs stations-service, les bouteilles d’essence se font rares et les pompes restent souvent à sec. « Hier encore, le litre se vendait à 850 F, aujourd’hui il est à 1100 F, nous ne comprenons rien », témoigne un consommateur désorienté.
Les grossistes confirment la hausse des prix, sans pouvoir en expliquer la cause. « Nous achetions le litre à 700 F, nos fournisseurs le vendent maintenant à 1000 F. Pour ne pas subir de perte, nous devons revendre plus cher », explique un vendeur du grand marché de Sarh.
La situation est encore plus critique dans les quartiers périphériques, où le litre, vendu auparavant à 950 F, atteint désormais 1200 F selon la disponibilité. Face à cette flambée, certains habitants préfèrent immobiliser leurs engins, espérant une régularisation rapide.
Cette pénurie soulève de vives interrogations sur la gestion de la distribution du carburant dans la province. Les citoyens appellent les autorités à intervenir pour éviter un blocage total de la mobilité dans la ville.
Avec LePaysTchad
