
À l’occasion du 325ᵉ anniversaire de l’Académie pontificale ecclésiastique, le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, a livré un diagnostic sévère de l’ordre international actuel. « Aujourd’hui, l’usage de la force prévaut sur le droit », a-t-il déclaré le 17 janvier 2026 au Palais apostolique, évoquant un monde marqué par la guerre, les violations des droits humains et l’effritement des règles internationales.

Selon lui, l’ordre né après la Seconde Guerre mondiale et la création de l’ONU est profondément remis en cause. Le multilatéralisme est en crise, remplacé par un multipolarisme conflictuel fondé sur la méfiance, la volonté de puissance et le recours à la force, y compris sous forme d’attaques dites préventives.
Face à cette dérive, le cardinal Parolin appelle à une diplomatie fondée sur la paix et la justice. La sécurité, insiste-t-il, ne peut être réduite à l’armement, mais doit intégrer l’éducation, la santé, le développement et le respect des libertés fondamentales. Le Saint-Siège plaide ainsi pour une action multilatérale rénovée, seule capable de prévenir les conflits et de restaurer un ordre international juste et humain.
Kissia Dani, stagiaire
