
L’année 2025 a été particulièrement meurtrière pour la presse mondiale. Selon la Fédération internationale des journalistes, 128 professionnels des médias ont été tués à travers le monde, un chiffre en hausse par rapport à 2024. Près de la moitié de ces victimes se trouvaient en Palestine, devenue pour la troisième année consécutive le territoire le plus dangereux pour exercer le journalisme.
Au total, 56 journalistes palestiniens ont perdu la vie, principalement dans la bande de Gaza, en pleine guerre. Le Moyen-Orient et le monde arabe concentrent 58 % des décès recensés, loin devant les autres régions. Le Yémen et l’Ukraine figurent également parmi les pays les plus à risque.
La FIJ alerte sur une situation sans précédent. Les journalistes palestiniens travaillent sous les bombardements, les déplacements forcés et les pénuries, tout en étant privés du soutien de la presse internationale, toujours interdite d’accès à Gaza.
En ce début d’année 2026, l’inaction de la communauté internationale face à ces crimes continue de susciter une vive inquiétude quant à l’avenir de la liberté de la presse.
Ihlam Ousmane Moussa
