
Le Comité de la Fatwa du Conseil supérieur des affaires islamiques du Tchad a apporté une clarification importante sur une pratique largement répandue au sein de la société tchadienne. Lors d’une déclaration faite ce mardi 30 décembre 2025 à N’Djaména, l’organe religieux a indiqué qu’il est permis, du point de vue islamique, de présenter ses vœux à l’occasion de la nouvelle année.
Selon le Comité, cette autorisation concerne aussi bien les musulmans que les non-musulmans. Une position qui vise à lever les confusions et les interprétations divergentes observées chaque année autour de cette question, notamment sur les réseaux sociaux et dans certains cercles religieux.
Le Comité de la Fatwa souligne que l’échange de vœux relève des valeurs de courtoisie, de paix et de cohésion sociale, et ne constitue en aucun cas une transgression des principes de l’islam, tant qu’il ne s’accompagne pas de pratiques contraires à la foi musulmane.
Cette prise de position s’inscrit dans une démarche de vivre-ensemble et de tolérance religieuse, dans un pays marqué par la coexistence pacifique entre différentes confessions. Elle rappelle également le rôle des autorités religieuses dans l’encadrement des pratiques sociales à la lumière des enseignements islamiques, tout en tenant compte du contexte national.
Par cette déclaration, le Conseil supérieur des affaires islamiques du Tchad entend contribuer à l’apaisement des débats et encourager les relations harmonieuses entre les citoyens, quelles que soient leurs croyances.
Kissia Dani, stagiaire.
