
24h après la publication de la note circulaire rendue publique par le Premier ministre, le ministère du Développement Touristique, de la Culture et de l’Artisanat, par l’intermédiaire de son ministre Abakar Rozzi Teguil, a diffusé une note de clarification précisant les règles d’organisation des manifestations culturelles et artistiques.
Le ministre a rappelé que la démarche vise à renforcer la gouvernance, la sécurité et la structuration du secteur culturel, tout en préservant la liberté de création. Il a mis en avant cinq points essentiels à retenir :
Protection des acteurs culturels : garantir un cadre d’exercice clair et sécurisé pour les artistes, artisans et professionnels de la culture.
Gestion des droits et redevances : encadrer la perception des droits d’auteur conformément aux textes en vigueur.
Santé et sécurité : assurer des conditions adaptées lors des manifestations culturelles et artistiques.
Structuration de l’entrepreneuriat culturel : promouvoir la formalisation et la professionnalisation des initiatives culturelles.
Cohérence et lisibilité des actions : intégrer toutes les manifestations dans la vision nationale de développement culturel.
Le ministre insiste également sur l’autorisation préalable obligatoire pour toutes les manifestations organisées dans un cadre public, associatif ou commercial, incluant :festivals, biennales, semaines et journées culturelles ; concerts, spectacles vivants et représentations théâtrales ;expositions d’art, vernissages et salons ; concours à caractère culturel ou artistique ; foires culturelles, marchés d’art et d’artisanat ; lancements de livres et projections cinématographiques ouverts au public.
Les demandes doivent être déposées au moins deux semaines avant la tenue de l’événement auprès du ministère ou des délégations provinciales compétentes, explique le Ministre Rozzi Teguil.
Cette clarification vise à protéger les acteurs, structurer le secteur et garantir la cohérence des actions culturelles, tout en préservant la vitalité et la diversité artistique au Tchad.
Kissia Dani, stagiaire
