
Au Tchad, la condamnation à vingt ans de prison de Succès Masra continue de susciter une vive mobilisation politique. Le parti Les Transformateurs réclame une mesure d’amnistie en faveur de son leader, estimant que le contexte national exige des gestes d’apaisement. Après les voeux présidentiels du 31 décembre, l’absence de décision a renforcé la déception des partisans de l’ancien Premier ministre.
S’exprimant au micro de nos confrères de RFI, le secrétaire général des Transformateurs rappelle que la grâce présidentielle ne peut intervenir qu’après une condamnation définitive. Selon lui, une amnistie reste juridiquement possible, d’autant que le chef de l’Etat dispose actuellement d’une habilitation parlementaire lui permettant de légiférer par ordonnance.
Toujours au micro de nos confrères de RFI, le responsable politique appelle le président à joindre l’acte à la parole. Il estime que la réconciliation nationale ne peut se limiter à des déclarations symboliques, mais doit se traduire par des décisions concrètes, notamment sur le dossier Masra.
Condamné en août 2025, Succès Masra demeure une figure centrale de l’opposition tchadienne, dont le dossier continue d’alimenter le débat national.
Sakhaïroune Ousmane Kikigne
