L’action humanitaire s’invite au cœur des échanges diplomatiques entre N’Djamena et Londres. L’audience accordée, lundi 12 janvier 2026, par le ministre tchadien des Affaires étrangères à l’ambassadrice du Royaume-Uni marque une étape importante dans la mobilisation autour de la crise humanitaire qui frappe l’Est du Tchad.

Au-delà des formules protocolaires, les discussions ont mis en avant une préoccupation partagée, celle de la situation critique des réfugiés soudanais et des communautés hôtes confrontées à une pression humanitaire croissante. La visite annoncée de la ministre d’État britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, s’inscrit dans cette dynamique. Elle prévoit de se rendre sur le terrain pour observer directement les conditions de vie des populations affectées et les réponses apportées par les acteurs humanitaires.

L’accent sera particulièrement mis sur les centres de prise en charge des femmes et des enfants, premières victimes de la crise. Violences, déplacements forcés, accès limité aux soins et à l’éducation : ces réalités appellent des réponses urgentes et durables.

En affichant son intérêt pour cette situation, le Royaume-Uni entend renforcer son soutien humanitaire. Reste désormais à traduire cette volonté politique en actions concrètes, à la hauteur de l’ampleur des besoins sur le terrain.

Sakhaïroune Ousmane Kikigne

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