
L’ancien conseiller du président de la République, Dr Ali Abdelrahmane Haggar, a de nouveau appelé à la libération de certains détenus, dans une déclaration accordée à nos confrères de Tchad24. Dans un propos mesuré mais ferme, il a insisté sur la nécessité d’un geste d’apaisement dans un pays qu’il décrit comme « encore fragile » après de nombreuses épreuves.
« Le pardon est une force, la clémence est une force. Les muscles n’ont jamais été à la hauteur du cerveau », a-t-il déclaré, estimant que les Tchadiens attendent du chef de l’État des décisions courageuses sur le terrain de la clémence politique. Pour Dr Haggar, tolérer et pardonner relèvent d’une vision de long terme et ne sauraient être assimilés à un signe de faiblesse.
Dans le même esprit, il a exhorté l’entourage présidentiel à laisser le président de la République décider librement, dans l’intérêt supérieur du Tchad, sans pressions ni calculs partisans.
Cet appel intervient dans un contexte politique tendu, marqué par la condamnation et l’incarcération de l’opposant Succès Masra, ancien Premier ministre, ainsi que d’Idriss Youssouf Boy, ex-directeur de cabinet civil de la présidence.
Sakhaïroune Ousmane Kikigne
