
La décision des autorités maliennes d’interdire la diffusion de Jeune Afrique « sous toutes ses formes » continue de provoquer des réactions. Dans une réponse ferme et sans détour, la direction et les rédactions de Jeune Afrique Media Group ont dénoncé une mesure qu’elles qualifient d’« arbitraire et archaïque », estimant qu’elle s’inscrit dans une longue série d’atteintes à la liberté de la presse au Mali.
Accusé par Bamako d’« apologie du terrorisme », de « diffamation » et d’« incitation à la haine », le journal rejette en bloc ces motifs, jugés « parfaitement fallacieux ». Pour Jeune Afrique, l’argument de l’« ordre public » avancé par les autorités militaires ne vise qu’à masquer une volonté claire de museler une presse indépendante et critique, au détriment du droit des citoyens maliens à une information pluraliste.
Le média panafricain rappelle que ses articles s’inscrivent dans un travail journalistique fondé sur l’enquête, l’analyse et la mise en perspective des crises que traverse le pays, notamment celle du carburant. En interdisant sa diffusion, le pouvoir de Bamako franchit, selon Jeune Afrique, un nouveau palier dans la répression des voix critiques, confirmant le rétrécissement inquiétant de l’espace médiatique et démocratique au Mali.
Kissia Dani, stagiaire
