À l’approche des opérations de dénombrement du Troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-3), les autorités veulent éviter que les contestations sur les limites territoriales ne perturbent le processus. Lors d’un point de presse organisé vendredi au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Comité ad hoc chargé de ces questions a présenté le dispositif prévu pour traiter les éventuelles réclamations.

Son président, Goundoul Vikama, a expliqué que le Comité constitue l’instance chargée d’examiner les contestations portant sur la délimitation des Zones de Dénombrement. Il a assuré que chaque dossier sera analysé conformément au découpage administratif en vigueur, afin de garantir l’impartialité des décisions et le bon déroulement du recensement sur l’ensemble du territoire.

Selon les responsables, toute personne estimant qu’une limite de zone de recensement pose problème pourra saisir les équipes déployées sur le terrain. Les réclamations seront d’abord enregistrées par les superviseurs ou les autorités administratives locales avant d’être transmises au Comité à N’Djamena. Lorsque la situation l’exigera, des vérifications seront effectuées sur le terrain afin d’établir les faits avant toute décision.

Le Comité indique également vouloir privilégier un traitement rapide des dossiers pour éviter que ces différends n’affectent la collecte des données. Les responsables affirment que les réponses aux plaintes seront communiquées dans des délais courts afin d’assurer la continuité des opérations.

Les autorités rappellent par ailleurs que les Zones de Dénombrement sont des unités techniques élaborées uniquement pour les besoins du recensement. Elles servent à organiser le travail des agents recenseurs et à garantir que chaque ménage soit pris en compte une seule fois, sans omission ni chevauchement.

À travers cette démarche, le Comité espère instaurer un climat de confiance autour du RGPH-3, une opération nationale dont les résultats serviront à orienter les politiques publiques et les programmes de développement du Tchad pour les années à venir.

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