
Le concours « Élection Miss du 9e Arrondissement » suscite la controverse et attire l’attention des autorités culturelles. Organisé sans l’aval du ministère du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, cet événement est accusé d’avoir violé les normes de moralité et de dignité féminine. Les organisateurs ont désormais 72 heures pour justifier leur démarche.
Dans un communiqué diffusé ce 7 septembre 2026, le ministère a exprimé son indignation face à cette initiative, qui enfreint les règlements encadrant les manifestations culturelles au Tchad, plus précisément le Décret n°1092/PR/PM/2025 et la Note circulaire n°007/PR/PM/SG/2025.
L’aspect le plus préoccupant pour les autorités reste le contenu même de la manifestation. Une performance dansée, jugée « gravement attentatoire aux bonnes mœurs et à l’image de la femme », a été effectuée, soulevant des inquiétudes quant aux valeurs véhiculées par cet événement.
Les organisateurs sont désormais dans l’obligation de s’expliquer devant le ministère. Ils doivent justifier non seulement les conditions d’organisation, mais aussi le déroulement de la manifestation.
Le ministère a donné un délai de 72 heures pour que les responsables de l’événement se présentent devant ses services compétents. Leur incapacité à fournir des explications satisfaisantes pourrait entraîner des mesures plus sévères, incluant la saisine des autorités administratives et judiciaires.
Cette situation va au-delà d’un simple incident, car le ministère rappelle à tous les organisateurs de manifestations culturelles que la liberté d’initiative doit s’accompagner du respect des lois en vigueur. Le message est clair : aucun concours de beauté ne peut se tenir sans autorisation préalable.
À N’Djamena, ce concours censé célébrer la beauté se transforme en une affaire de légitimité et de respect des normes culturelles. Reste à voir quelles réponses fourniront les organisateurs et quelles mesures le ministère prendra par la suite.
Adnely Carine
