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Le centre du Mali a été de nouveau frappé par la violence jihadiste. Au moins 50 militaires maliens et cinq paramilitaires russes d’Africa Corps ont été tués lors de l’attaque du camp militaire de Dioura, survenue jeudi 10 septembre, selon des sources sécuritaires et locales citées lundi par l’AFP.

L’assaut, revendiqué par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, figure parmi les attaques les plus meurtrières contre l’armée malienne depuis le début de l’insurrection jihadiste.

Le bilan pourrait toutefois être plus lourd. Certaines sources évoquent entre 60 et 80 militaires maliens tués. Plusieurs dizaines de soldats auraient également été capturés au cours de l’offensive.

Face à cette nouvelle offensive, les autorités maliennes ont annoncé des opérations aéroterrestres contre les assaillants. Mais l’attaque de Dioura remet une nouvelle fois en lumière les difficultés persistantes des forces maliennes à sécuriser certaines zones du territoire, malgré le renforcement de leur coopération militaire avec la Russie.

Dans le centre du pays, la menace jihadiste demeure ainsi un défi majeur pour les autorités de Bamako.

Sakhaïroune Ousmane Kikigne

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