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Célébrée chaque premier lundi du mois d’octobre, la Journée mondiale de l’habitat rappelle le droit de chacun à vivre dans un cadre décent. Au Tchad, l’accès à un habitat convenable demeure difficile pour de nombreux ménages, entre loyers élevés, coût des matériaux de construction et insuffisance des logements accessibles.

L’habitat ne se limite pas à une maison ou à une chambre. Il englobe le logement, mais aussi son environnement et les conditions de vie qui l’accompagnent : eau potable, électricité, douche, toilettes, assainissement, sécurité et accès aux services essentiels.

Au Tchad, réunir ces conditions représente un effort financier considérable. Le SMIG est fixé à 59 995 FCFA par mois, alors que le coût d’un logement offrant les commodités essentielles peut absorber une part importante de ce revenu, voire le dépasser selon le quartier.

À cela s’ajoute le prix élevé des matériaux de construction. Ciment, fer, tôles, sable et autres matériaux représentent une charge importante pour les ménages souhaitant construire leur propre maison. Cette situation limite l’accès à la propriété et contribue à maintenir une forte pression sur le marché locatif.

Dans les villes, notamment à N’Djamena, les locataires doivent également composer avec des loyers en hausse, des avances importantes et des conditions de location qui peuvent les placer en position de faiblesse face aux bailleurs.

La question interpelle donc les pouvoirs publics sur la nécessité de développer des logements abordables, d’améliorer les infrastructures et de mieux encadrer les relations entre propriétaires et locataires.

Sakhaïroune Ousmane Kikigne

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