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À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée ce 10 octobre, l’accès aux soins psychologiques, la stigmatisation et les conséquences des crises humanitaires rappellent l’urgence de mieux prendre en charge la souffrance psychique au Tchad.

La santé mentale constitue un enjeu majeur de santé publique, encore insuffisamment pris en compte dans de nombreux pays. Au Tchad, le manque de professionnels spécialisés, les difficultés d’accès aux soins et les préjugés entourant les troubles psychiques compliquent l’accompagnement des personnes concernées.

Selon une étude publiée en 2025 dans la revue scientifique Annals of Medicine and Surgery, les services modernes de santé mentale restent particulièrement limités en dehors de N’Djamena. La pénurie de personnel qualifié et l’insuffisance des ressources disponibles figurent parmi les difficultés identifiées.

Une souffrance souvent passée sous silence

Dépression, anxiété et traumatismes peuvent affecter durablement la vie personnelle, familiale et professionnelle. Pourtant, la peur du jugement et l’incompréhension de l’entourage empêchent parfois les personnes concernées de rechercher une aide adaptée.

La sensibilisation des communautés apparaît donc essentielle. Elle doit favoriser une meilleure compréhension des troubles psychiques et encourager le recours aux professionnels de santé, sans opposer systématiquement les pratiques traditionnelles à la médecine.

Les crises humanitaires accentuent les besoins

Dans l’est du Tchad, l’afflux de réfugiés fuyant la guerre au Soudan renforce les besoins en soutien psychosocial. Les violences, les déplacements forcés et la perte de proches peuvent provoquer une détresse psychologique durable, nécessitant un accompagnement approprié.

Face à ces défis, le renforcement des services de proximité, la formation du personnel médical et l’intégration de la santé mentale aux soins primaires constituent des priorités.

La Journée mondiale de la santé mentale rappelle ainsi qu’aucune souffrance ne devrait être ignorée. Au Tchad, briser le silence exige des moyens concrets, une sensibilisation continue et une volonté politique durable.

Adnely Carine

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