cafe

À Dakar, les vendeurs ambulants de café sont confrontés à une nouvelle mesure fiscale qui suscite incompréhension et mécontentement. Selon plusieurs commerçants interrogés, les services municipaux leur ont annoncé l’instauration d’une taxe d’hygiène fixée à 18 000 FCFA, payable deux fois par an. Une somme qui équivaut à environ 100 FCFA par jour.

Pour ces travailleurs du secteur informel, déjà soumis à une contribution municipale mensuelle de 8 000 FCFA, la nouvelle taxe arrive sans explications précises ni communication officielle claire. Plusieurs vendeurs affirment qu’aucune base légale ne leur a été présentée. « On ne nous a pas dit pourquoi ni d’où cela sort. On nous a juste demandé de payer », déplore l’un d’entre eux.

La décision inquiète et agace, d’autant que la majorité de ces vendeurs vivent de revenus instables, dépendant du flux quotidien de clients. Certains redoutent une pression financière supplémentaire qui pourrait fragiliser encore davantage leur activité.

Au sein du secteur informel, les critiques se multiplient : manque de transparence, absence de consultation, décisions imposées sans dialogue. Ce nouvel épisode illustre une fois de plus le fossé persistant entre les autorités locales et ces petits travailleurs qui peinent à voir la contrepartie concrète des taxes qu’on leur impose.

Pour l’heure, la municipalité de Dakar n’a pas officiellement communiqué sur cette mesure, laissant les vendeurs dans le doute et l’inquiétude quant à la suite.

Partagez sur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *