
À l’occasion du deuxième anniversaire de la mort de Yaya Dillo Djerou Betchi, la coordination canadienne du Parti socialiste sans frontières (PSF) a organisé, le 28 février 2026 à Montréal, un rassemblement pour réclamer toute la lumière sur les circonstances de sa disparition.
Sous un froid glacial, militants et sympathisants ont brandi pancartes et banderoles pour exiger « justice et vérité » pour leur leader, tué lors d’un assaut militaire contre son siège à Klémat, à N’Djamena. Dans les prises de parole, plusieurs intervenants ont pointé la responsabilité du régime de Mahamat Idriss Deby Itno.
Le coordinateur du PSF au Canada, Ali Idriss Toke, a appelé à l’unité du peuple tchadien et à la poursuite du combat judiciaire. Il a insisté sur la nécessité d’obtenir justice pour Yaya Dillo ainsi que pour ceux qui ont été « abattus » dans le même contexte.
De son côté, Abakar Ousmane Idriss, conseiller du défunt, a tenu un discours offensif. « Yaya Dillo n’était pas seulement un homme politique, il portait une vision pour le Tchad », a-t-il affirmé. Avant d’ajouter : « Deux ans après, nous refusons l’oubli. Nous continuerons à nous battre pour que la vérité éclate. »
À Montréal, la diaspora socialiste a ainsi transformé la commémoration en acte de mobilisation politique, déterminée à maintenir la pression pour que justice soit rendue.
Sakhaïroune Ousmane Kikigne
