Au Tchad, il devient courant de voir des jeunes de moins de 40 ans afficher des cheveux partiellement ou totalement blancs. Cette situation suscite curiosité et inquiétude, tant chez les familles que dans la population.


Pour expliquer ce phénomène, Dr Séraphine Zeba, dermatologue burkinabè au Centre médical de Pissy, souligne que les cheveux tirent leur couleur d’un pigment appelé mélanine. Lorsque les cellules qui produisent cette mélanine ralentissent ou s’arrêtent, les cheveux deviennent gris puis blancs.


Selon elle, plusieurs causes peuvent expliquer ce grisonnement prématuré. L’hérédité reste déterminante : des parents ayant eu des cheveux blancs jeunes transmettent souvent cette tendance à leurs enfants. Les maladies génétiques comme l’albinisme et des carences nutritionnelles (vitamine B12, fer, zinc) ou des troubles hormonaux peuvent également accélérer ce processus.


Dr Zeba précise que l’apparition précoce des cheveux blancs n’est pas dangereuse pour la santé, mais peut être source de gêne esthétique. Les solutions dépendent de la cause : si c’est naturel, on peut choisir de l’accepter ou de camoufler avec des colorations capillaires, en prenant soin de ne pas abîmer les cheveux. Si des carences nutritionnelles sont identifiées, elles peuvent être corrigées grâce à une alimentation équilibrée et des suppléments appropriés, ralentissant ainsi le blanchiment.


En résumé, le blanchiment prématuré des cheveux reflète souvent la génétique, la nutrition et le mode de vie. Au Tchad, ce phénomène mérite attention et compréhension comme indicateur de santé, plus qu’un danger immédiat.

Ihlam Ousmane Moussa

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