
Les autorités guinéennes ont annoncé la dissolution de 40 partis politiques à la suite d’un décret du ministère de l’Administration territoriale. La décision intervient moins de deux mois après l’investiture du président Mamadi Doumbouya et est justifiée par le non-respect des obligations administratives par les formations concernées.
Parmi les partis visés figurent les principales forces de l’opposition : l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) dirigée par Cellou Dalein Diallo, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) de l’ancien président Alpha Condé, ainsi que l’Union des forces républicaines (UFR) conduite par Sidya Touré.
Selon le texte officiel, cette mesure entraîne la perte du statut juridique des partis dissous et l’interdiction de toute activité politique sous leurs noms. Les sièges des organisations sont fermés et leurs biens placés sous séquestre.
Plusieurs organisations de la société civile dénoncent une nouvelle restriction des libertés politiques dans le pays.
Sakhaïroune Ousmane Kikigne
