
Le Tchad s’est imposé aujourd’hui comme le deuxième pays d’Afrique à accueillir le plus grand nombre de réfugiés, derrière l’Ouganda. Selon les données récentes du Haut‑Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le pays héberge près de 1,5 million de personnes déplacées, dont plus de 900 000 Soudanais ayant franchi la frontière au cours des trois dernières années. Cette crise humanitaire est directement liée à l’intensification du conflit armé au Soudan, qui a poussé des centaines de milliers de civils à fuir vers les pays voisins à la recherche de sécurité.
Les arrivées ne montrent aucun signe d’essoufflement. Chaque semaine, de nouvelles familles, souvent épuisées et sans ressources, traversent les zones frontalières pour trouver un abri dans les provinces de l’est du Tchad. Cette pression migratoire pèse lourdement sur un pays déjà confronté à des défis structurels, notamment des infrastructures limitées, l’accès à l’eau potable et des services de santé sous‑dimensionnés.
Face à cette situation, le gouvernement tchadien, en partenariat avec le HCR et d’autres acteurs humanitaires, a élaboré le Plan de Réponse 2026‑2027, une feuille de route visant à coordonner l’assistance, renforcer la résilience des communautés d’accueil et répondre aux besoins croissants des réfugiés. Malgré ces efforts, l’ampleur de la crise illustre l’urgence d’un soutien international renforcé pour éviter une catastrophe humanitaire.
Sakhaïroune Ousmane Kikigne
