
Au Tchad, comme dans de nombreux pays d’Afrique et du monde musulman, la soupe occupe une place centrale dans les tables du Ramadan. À l’iftar, le repas qui rompt le jeûne elle est presque toujours présente, préparée avec de l’eau, de la viande de mouton, de bœuf ou de poisson, accompagnée de carottes, pommes de terre, chou blanc, persil, céleri, poivron, gingembre, oignon et ail une composition riche, savoureuse et profondément ancrée dans les coutumes locales.
Des spécialistes en nutrition recommandent de commencer l’iftar par une soupe chaude, car sa forte teneur en eau aide à réhydrater l’organisme après de longues heures sans boire, tout en apportant des nutriments essentiels avant le repas principal. Elle est également dite facile à digérer, ce qui prépare l’estomac et réduit les risques de troubles digestifs lorsque l’on passe ensuite aux plats plus lourds.
Mahamat Alhassan Ahidjo, nutritionniste, conseil une alimentation pensée pour accompagner le jeûne, en insistant sur l’importance de réintroduire progressivement les aliments après des heures de jeûne et de privilégier des préparations équilibrées et hydratantes.
Dans un contexte de Ramadan où l’organisme a passé de nombreuses heures sans liquide, débuter le repas par une soupe constitue une stratégie nutritionnelle recommandée par le nutritionniste. « la soupe aide à calmer la faim, à limiter les excès et à stabiliser l’énergie tout en apportant fibres, vitamines et minéraux », dit-il.
Au‑delà de son rôle culturel et convivial, la soupe tchadienne traditionnelle du Ramadan est un allié pour l’hydratation, la digestion et l’équilibre nutritionnel de ceux qui jeûnent.
IHLAM Ousmane Moussa
