
A l’issue de trois semaines de procès, le verdict de l’une des affaires emblématiques du mouvement «MeToo» a été rendu, mercredi 25 mars. Tariq Ramadan a été condamné en son absence à 18 ans de réclusion criminelle pour son viol.
L’islamologue Tariq Ramadan, 63 ans, jugé par défaut pour viols et viol sur personne vulnérable à la cour criminelle départementale de Paris, a été condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle et reconnu coupable de tous les faits qui lui étaient reprochés, trois viols dont un aggravé. Cette peine est conforme aux réquisitions du parquet. Une interdiction du territoire français définitive a également été prononcée.
Absent depuis l’ouverture de son procès le 2 mars pour des raisons médicales, l’ex-conférencier star fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. L’avocat général avait requis mardi dix-huit ans de réclusion criminelle contre l’islamologue.
L’islamologue, déjà condamné par la justice helvète pour le viol d’une femme, était jugé à Paris depuis le 2 mars pour des viols commis sur trois autres femmes entre 2009 et 2016. Mais à l’ouverture du procès, il ne s’est pas présenté à l’audience. Ses avocats avaient alors expliqué qu’il avait été hospitalisé deux jours auparavant à Genève, en raison selon eux d’une « poussée » de sclérose en plaques.
Sakhaïroune A. Kikigne
