Les autorités de la Transition malienne invoquent la défense de l’ordre public et de la souveraineté informationnelle pour justifier cette décision.

Les autorités de la Transition au Mali ont décidé d’interdire la circulation, la distribution et la vente du journal Jeune Afrique sur l’ensemble du territoire national. La mesure a été annoncée vendredi 16 janvier par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général Abdoulaye Maïga.

Dans un communiqué officiel, le gouvernement s’appuie sur les dispositions de la Constitution, de la Charte de la Transition révisée et de la loi portant régime de la presse. Il reproche au journal des « accusations fallacieuses et subversives » visant l’État malien, notamment sur la question de l’approvisionnement en hydrocarbures, ainsi qu’une supposée « apologie du terrorisme ».

Les autorités dénoncent également un traitement jugé partial de l’information, évoquant un manque d’objectivité, des actes de diffamation et des incitations à la haine, y compris à l’encontre des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES) et de leurs forces armées.

Selon Bamako, cette décision vise à préserver la stabilité nationale et à lutter contre la désinformation. Toute violation de cette interdiction expose les contrevenants aux sanctions prévues par la loi.

Adnely Carine

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