
Face aux coupures d’électricité récurrentes à Moundou, capitale économique du pays, le maire adjoint Dionkeye Hubert a dénoncé ce qu’il qualifie d’« injustice de trop ». Ce jeudi, il s’est rendu au siège de Tchad Élec à Moundou pour obtenir des explications et porter la voix de ses concitoyens.
Lors de sa visite, Dionkeye Hubert a échangé avec le chef d’exploitation de l’institution en charge de la distribution d’électricité dans la ville. Ce dernier a expliqué que certaines pièces défaillantes, commandées depuis plusieurs semaines, tardent à arriver, retardant ainsi la remise en service des installations. Il a également évoqué le manque d’autonomie de l’institution comme un frein aux réparations, tout en soulignant que sa hiérarchie est régulièrement informée des difficultés rencontrées.
Le maire adjoint a ensuite été conduit à la centrale électrique, où il a pu constater de visu les pannes qui plongent Moundou dans l’obscurité. Il a demandé aux techniciens d’accélérer les réparations et a promis de revenir dans les prochains jours pour suivre l’avancement des travaux.
Dans sa déclaration, Dionkeye Hubert a fustigé la facturation d’un service défaillant,
« Comment peut-on envoyer des factures à la population alors que l’électricité n’est pas fournie de manière régulière ? Faire payer un service défaillant est une injustice pour des citoyens déjà éprouvés. »
Il a ajouté, « nous interpellons solennellement les hautes autorités afin qu’une solution rapide et durable soit trouvée. La construction du Tchad ne peut pas se limiter à N’Djamena. Les villes de l’intérieur, dont Moundou, méritent la même considération. L’électricité n’est pas un luxe, c’est un droit. Nous restons du côté de la population. Moundou mérite la lumière. Maintenant », conclut-il.
Ndoubadé Christian, de Moundou pour Gazelle Presse
