
À N’Djamena, une nouvelle forme de solidarité s’impose progressivement dans le paysage du ramadan. Malgré des moyens souvent limités, plusieurs associations organisent désormais la distribution d’iftar dans les rues de la capitale, un geste destiné aux fidèles surpris par l’heure de rupture du jeûne loin de leur domicile.
Apparu il y a moins de cinq ans, ce mouvement prend de l’ampleur au fil des saisons. Chaque soir, à l’approche du coucher du soleil, bénévoles et donateurs se mobilisent pour offrir de l’eau, des dattes et parfois des repas complets aux passants, conducteurs ou travailleurs encore en déplacement.
Au-delà de l’aide alimentaire, l’initiative est saluée pour sa portée sociale et spirituelle. Elle permet d’éviter que certains jeûneurs rompent le jeûne dans des conditions précaires, tout en renforçant les valeurs de partage propres au mois de ramadan.
Face à l’enthousiasme suscité, le concept commence déjà à s’étendre à d’autres villes du Tchad, signe d’un élan solidaire en pleine croissance.
Adnely Carine
