
Les villages de Kirchinga et Garaha, dans l’État d’Adamawa, ont une fois de plus payé un lourd tribut à l’insécurité. Au moins 25 morts sont à déplorer après deux attaques menées par des assaillants circulant sur plus de 50 motos. Ces derniers ont incendié des maisons et attaqué une base militaire, certains portant des uniformes pour tromper les habitants.
Proches de la forêt de Sambisa, ces localités sont régulièrement visées par Boko Haram et l’État islamique, malgré les opérations militaires répétées. La pauvreté, le manque de services essentiels et l’éloignement des forces de sécurité rendent ces communautés extrêmement vulnérables.
Les habitants dénoncent une « sécurité de façade » et appellent les autorités à renforcer la présence militaire et les mesures de protection dans ces zones rurales, où la vie quotidienne reste constamment menacée par la mobilité et l’équipement des groupes armés.
Kissia Dani
