
9 soldats nigérians ont été tués le 5 janvier 2025 dans l’explosion d’une mine antipersonnel au passage de leur véhicule militaire sur l’axe Maiduguri–Gubio, dans l’État de Borno, au nord-est du Nigéria. Plusieurs autres militaires ont été blessés, selon un communiqué de l’armée.
Les soldats étaient engagés dans une mission de patrouille et de sécurisation dans cette zone stratégique, régulièrement ciblée par des engins explosifs improvisés. L’attaque illustre une fois de plus la persistance de l’insécurité dans le nord-est du pays, malgré les opérations militaires menées depuis plusieurs années.
Si aucune revendication n’a été formulée, les autorités pointent la présence active de groupes armés tels que Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), connus pour leurs tactiques asymétriques, notamment l’usage de mines et d’IED contre les forces de défense.
L’État de Borno reste l’épicentre de l’insurrection jihadiste qui secoue le Nigéria depuis le début des années 2000, causant des dizaines de milliers de morts et des déplacements massifs de populations. Les violences débordent également vers les pays voisins, dont le Tchad, le Niger et le Cameroun.
Face à cette nouvelle attaque meurtrière, l’armée nigériane affirme maintenir la pression sur les groupes terroristes et réitère sa détermination à rétablir durablement la sécurité dans la région.
Kissia Dani, stagiaire
