Il est reproché au président du Syndicat Indépendant des Enseignants du Tchad (SIET), Faustin Djimoudouel, des faits d’incitation à la révolte et à la manifestation, d’usurpation de titre, ainsi que de trouble à l’ordre public. Des accusations que le syndicat qualifie de « farfelues » et montées de toutes pièces.

Selon un communiqué du Bureau exécutif national du SIET, Faustin Djimoudouel a été interpellé le mardi 6 janvier 2026, aux environs de 10h30, par quatre éléments de la Coordination de la Police judiciaire, sans convocation ni mandat. Plus de 24 heures après son arrestation, ni le motif exact ni le fondement juridique de cette interpellation n’avaient été officiellement notifiés à ses proches ou à ses avocats. Aucune plainte formelle n’aurait, à ce stade, été déposée.

Le SIET affirme que cette arrestation intervient dans un contexte de fortes tensions entre le syndicat et le ministère de l’Éducation nationale. À l’avant-veille des faits, le ministre de l’Éducation nationale et de la Promotion civique (MEN-PC) avait publiquement mis en garde le responsable syndical, une sortie interprétée par le SIET comme un prélude à une répression ciblée.

Face à cette situation, le syndicat exige la libération « pure et simple » de son président. Il menace, à défaut, d’un arrêt total des activités pédagogiques dans les secteurs public et privé, estimant que Faustin Djimoudouel « porte la voix de tous les enseignants ».

Kissia Dani, stagiaire

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