
Dans une déclaration rendue publique ce 11 février 2025, Ahmat Haroun Larry, président du Groupe de Réflexion pour l’Avenir et la Construction du Tchad (GRACTCHAD), condamne avec vigueur la recrudescence des viols et agressions sexuelles visant des mineurs à travers le pays.
Pour l’organisation, ces crimes traduisent un manquement majeur de l’État à son obligation fondamentale de protection des citoyens, en particulier des plus vulnérables. Le GRACTCHAD estime que ces violences constituent une entorse aux engagements nationaux et internationaux du Tchad en matière de protection de l’enfance.
Le mouvement pointe notamment du doigt le silence du ministère en charge de la Petite Enfance, qu’il juge préoccupant. Selon lui, aucune stratégie visible ni réponse judiciaire forte ne sont déployées, alors que les cas se multiplient.
Au-delà des violences sexuelles, l’organisation alerte également sur l’exploitation économique d’enfants, contraints à la mendicité ou livrés à eux-mêmes dans la rue. Elle critique des priorités gouvernementales qu’elle considère déconnectées des réalités sociales.
Le GRACTCHAD exige des poursuites immédiates contre les auteurs, la mise en cause des institutions compétentes et une réorientation claire des politiques publiques vers la protection, l’éducation et la citoyenneté. Pour Ahmat Haroun Larry, protéger les enfants ne relève pas d’un choix optionnel, mais d’une responsabilité régalienne non négociable.
IHLAM Ousmane Moussa
