Le président nigérien Abdourahamane Tiani a annoncé le relèvement de l’effectif de la force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES), désormais porté de 5 000 à 6 000 hommes. Cette décision intervient dans un contexte d’intensification des défis sécuritaires au Burkina Faso, au Mali et au Niger.

Selon le chef de l’État, des groupes armés actifs dans la région bénéficieraient de soutiens matériels, financiers et de capacités de renseignement « de très haute technologie ». Il a précisé que cette montée en puissance s’accompagne d’une réorganisation opérationnelle afin de permettre à la force de faire face « à toute éventualité ».

Abdourahamane Tiani a notamment évoqué l’attaque du 29 janvier contre l’Aéroport international Diori Hamani à Niamey, le blocus de l’approvisionnement en carburant du Mali ainsi que la recrudescence d’attaques au Burkina Faso, qu’il présente comme des tentatives de déstabilisation.

Créée dans une logique souverainiste après le retrait des trois pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, la Confédération de l’AES avait officiellement lancé sa force conjointe le 20 décembre avec 5 000 hommes. Elle est chargée de lutter contre le terrorisme et de défendre la souveraineté des États membres.

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