
Le président du Syndicat indépendant des enseignants du Tchad (SIET), Faustin Djimoudouel, a été condamné ce lundi 2 février 2026 par le tribunal de N’Djamena à 12 mois d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende de 25 000 FCFA.
Une affaire liée à un appel à la grève
La procédure fait suite à un appel à la grève des enseignants lancé par le SIET en décembre 2025. Le syndicat réclamait la mise en application du décret n°2850, portant statut particulier des enseignants. Selon le SIET, ce texte, bien qu’existant, n’était pas appliqué sur le terrain.
Faustin Djimoudouel, président national du syndicat, avait publiquement assumé cet appel à la mobilisation au nom des revendications professionnelles des enseignants.
Ce qui lui a été reproché
Dans ce cadre, les autorités lui ont reproché d’avoir appelé à un mouvement de grève jugé illégal, d’avoir troublé l’ordre public par cette mobilisation et d’avoir agi sans reconnaissance officielle du syndicat, selon l’argumentation présentée lors de la procédure. Ces éléments ont constitué la base des griefs retenus contre lui.
Arrestation et détention
Faustin Djimoudouel a été interpellé le 8 janvier 2026 à N’Djamena, puis placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Klessoum. Lors de l’audience du 26 janvier 2026, une demande de mise en liberté provisoire avait été rejetée par le tribunal. Le verdict est intervenu ce 2 février.
Répercussions dans le secteur éducatif
À la suite de son arrestation puis de sa condamnation, le SIET a annoncé la poursuite de l’arrêt des cours dans plusieurs établissements. De leur côté, les autorités administratives ont procédé à la suspension de salaires de certains enseignants impliqués dans le mouvement.
Un dossier suivi avec attention
Cette condamnation intervient dans un contexte marqué par des tensions récurrentes entre les syndicats d’enseignants et les pouvoirs publics, autour des questions de statut, de conditions de travail et de régulation des mouvements sociaux. L’évolution de la situation dans le secteur éducatif reste suivie de près.
Kissia Dani, stagiaire
