
La Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) a publié un communiqué ce 3 août, dénonçant l’ampleur croissante des fausses pages se faisant passer pour des médias en ligne sur les réseaux sociaux. Selon Mme Halimé Assadya Ali, présidente de l’institution, ces plateformes non autorisées diffusent des informations non vérifiées, mensongères et diffamatoires, sapant ainsi la crédibilité du paysage médiatique tchadien.
La HAMA souligne également que plusieurs journaux imprimés négligent leurs obligations légales, notamment le dépôt légal, compromettant la transparence et la régulation effective du secteur. L’institution rappelle que la liberté de la presse doit s’exercer dans le strict respect des lois en vigueur et du Code d’éthique et de déontologie tchadien.
Elle précise toutefois que les infractions commises sur les espaces numériques relèvent exclusivement du code pénal et de la loi sur la cybercriminalité, leur traitement incombant aux autorités judiciaires. La HAMA annonce son intention de prendre des mesures pour sanctionner toute publication non conforme aux bonnes pratiques journalistiques, réaffirmant l’urgence d’une presse responsable face à la désinformation galopante.
Sakhaïroune Ousmane Kikigne
