Lors d’un point de presse tenu ce 16 septembre 2026 à la radio FM Liberté à N’Djamena, les ressortissants du Chari-Baguirmi ont décidé de rompre leur allégeance au Sultan Mbang Hadji Woli Mahamat de Massenya. Leurs revendications, exprimées par leur porte-parole Mahamat Idriss Djibrine, marquent un tournant pour cette communauté.

Mahamat Idriss Djibrine a clairement indiqué : « Nous ne reconnaissons plus Mbang Hadji comme le sultan du Baguirmi ». Il a dénoncé le comportement du sultan, accusé de ne pas respecter les leaders locaux, les sages, les jeunes et les femmes de la région. Selon lui, le sultan semble avoir oublié que son autorité découle du peuple, et non d’une prétendue légitimité mystique.

Les plaintes des ressortissants vont au-delà des désaccords ; ils critiquent un système de népotisme et de favoritisme, ainsi que des pratiques telles que la vente de terres ancestrales et des taxes jugées inéquitables. Djibrine a insisté : « Le Chari-Baguirmi mérite mieux que le clientélisme et la terreur », appelant à un changement urgent.

Ils demandent maintenant l’intervention des autorités nationales pour démettre le sultan, affirmant que son maintien entrave le développement de la région. En outre, cette rupture d’allégeance porte une signification symbolique, appelant les Baguirmiens de N’Djamena, du Chari-Baguirmi et de la diaspora à ne plus céder à l’intimidation. « À partir d’aujourd’hui, notre référence sera notre représentant à N’Djamena », ont-ils déclaré, réaffirmant leur attachement à la tradition du sultanat tout en souhaitant en préserver l’intégrité face à un leader jugé « indigne ».

Partagez sur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *