
Une semaine après le franchissement massif de la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta, les conséquences humaines continuent de s’alourdir. Les 30 et 31 juillet, des dizaines de milliers de migrants ont tenté de rejoindre Ceuta par voie terrestre et maritime, provoquant l’une des plus importantes crises migratoires qu’ait connues cette frontière.
Selon des informations rapportées par nos confrères de Nouvelle Aube, le bilan atteint désormais 141 morts, après recoupement des données des autorités marocaines et espagnoles. L’ONG Caminando Fronteras indique que 63 corps ont été repêchés dans les eaux marocaines, tandis que les autorités espagnoles en ont retrouvé 78 dans leurs eaux territoriales.
Sur les quelque 72 000 personnes entrées à Ceuta durant ces deux journées, près de 70 000 ont été reconduites vers le Maroc. Environ 1 000 mineurs non accompagnés demeurent toutefois dans l’enclave. Ce bilan dépasse largement les précédents drames de Melilla en 2022 et de Tarajal en 2014, illustrant l’ampleur exceptionnelle de cette tragédie migratoire.
