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Au Tchad, les propos tenus sur les réseaux sociaux peuvent désormais conduire devant les tribunaux. Trois détenus de la maison d’arrêt de Klessoum ont comparu, jeudi 6 août, devant le tribunal de grande instance de N’Djamena pour répondre de plusieurs chefs d’accusation, notamment association de malfaiteurs, diffamation, injures publiques et outrage à autorité publique.

Selon les informations rapportées par nos confrères d’Alwihda Info, l’affaire trouve son origine dans un litige foncier opposant l’un des prévenus à la ministre de la Justice. Après avoir renoncé au terrain contesté, ce dernier aurait transmis des documents à un tiktokeur, qui les a publiés en accompagnant leur diffusion de propos gravement injurieux visant la ministre.

Le procureur de la République a requis trois ans de prison ferme contre chacun des trois prévenus. De son côté, la défense a demandé la clémence du tribunal, rappelant que le tiktokeur avait reconnu les faits et présenté une lettre d’excuses. Le tribunal a renvoyé l’affaire au 13 août pour son délibéré.

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