À New York, la guerre à Gaza s’est imposée au cœur des débats de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies. Plusieurs dirigeants ont employé le terme de « génocide » pour qualifier les souffrances infligées aux Palestiniens, tandis que d’autres ont dénoncé les destructions et la catastrophe humanitaire.

La question palestinienne occupe une place majeure dans les interventions des dirigeants réunis à New York. Le 22 septembre 2026, l’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, a déclaré que ce qui s’est produit à Gaza constituait « un génocide dans tous les sens du terme », dénonçant également l’ampleur de la catastrophe et la réponse internationale.

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a également évoqué, devant l’Assemblée générale, le « génocide » subi par les femmes et les enfants dans la bande de Gaza. Il a parallèlement dénoncé la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie, qu’il estime de nature à compromettre davantage la perspective d’une solution à deux États.

La Turquie a, elle aussi, adopté un ton particulièrement ferme. Recep Tayyip Erdoğan a dénoncé la situation à Gaza, décrivant notamment le territoire comme un lieu où les enfants paient un lourd tribut et appelant les États qui ne l’ont pas encore fait à reconnaître la Palestine.

D’autres pays ont concentré leurs interventions sur les conséquences humanitaires. L’Égypte, la Jordanie, les Émirats arabes unis, l’Indonésie, le Pakistan, le Qatar, la Turquie et l’Arabie saoudite ont exprimé leur « profonde préoccupation » face aux souffrances persistantes à Gaza et demandé l’acheminement immédiat et sans entrave de l’aide humanitaire.

La France, de son côté, a également dénoncé la gravité de la situation, mais Emmanuel Macron n’a pas, dans son intervention à l’ONU, employé le terme « génocide » pour qualifier Gaza.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a pour sa part décrit l’ampleur des morts et des destructions à Gaza comme sans précédent dans son expérience à la tête de l’organisation. Il a rappelé les mesures provisoires juridiquement contraignantes de la Cour internationale de Justice dans l’affaire relative à la Convention sur le génocide.

Sakhaïroune Ousmane Kikigne

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