
À l’occasion de la Journée internationale des langues des signes, célébrée ce 23 septembre, la question de l’inclusion des personnes sourdes remet au premier plan les difficultés d’accès à l’éducation, aux services publics et à l’information au Tchad.
Au Tchad, la reconnaissance des droits des personnes en situation de handicap constitue une avancée, mais leur application demeure confrontée à plusieurs obstacles. Dans le domaine éducatif, le manque d’enseignants formés, de matériels adaptés et d’infrastructures accessibles complique encore la scolarisation des enfants sourds.
L’accès à l’information constitue également un enjeu majeur. Les communications publiques, les programmes audiovisuels et certains services essentiels restent difficilement accessibles lorsqu’ils ne proposent ni interprétation en langue des signes ni sous-titrage. Une situation qui peut accentuer l’isolement d’une partie de la population concernée.
À l’occasion de cette journée, les appels en faveur d’une meilleure reconnaissance et promotion des langues des signes prennent donc une dimension particulière au Tchad. L’enjeu dépasse la seule communication : il touche à l’éducation, à la participation citoyenne et à l’exercice effectif des droits.
Le défi consiste désormais à transformer les engagements en mesures concrètes et durables, notamment dans les écoles, les administrations et les médias.
Issaka Abdoulaye Ben
