Screenshot_20261011-233039

Le gouvernement tchadien a convoqué, dimanche 11 octobre, l’ambassadeur centrafricain pour protester contre une incursion présumée de militaires de la République centrafricaine sur son territoire. Bangui évoque, de son côté, une opération préventive contre des groupes armés.

Les relations entre le Tchad et la République centrafricaine connaissent de nouvelles tensions après des événements survenus le 10 octobre dans la zone frontalière de Tissi.

Selon les autorités tchadiennes, des militaires centrafricains ont pénétré dans la localité d’Abnabak, dans la province du Salamat, faisant plusieurs blessés graves parmi les militaires et les civils. En réaction, le ministre d’État chargé des Affaires étrangères, Ahmed Kogri, a convoqué l’ambassadeur centrafricain afin de lui notifier une protestation officielle et une ferme mise en garde. N’Djamena réclame des explications à Bangui et dénonce la répétition d’incidents similaires depuis 2021.

La version centrafricaine diffère. Selon le ministère de la Défense, relayé par le média Ndjoni Sango, l’armée centrafricaine a mené des frappes aériennes et des opérations terrestres dans la préfecture de la Vakaga pour déjouer une offensive attribuée à des groupes armés et à des mercenaires étrangers.

Ces deux versions soulèvent des questions sur la localisation exacte des opérations et leurs conséquences de part et d’autre de la frontière. À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas d’établir indépendamment si l’opération centrafricaine a effectivement débordé sur le territoire tchadien.

Partagez sur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *