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Des chercheurs burkinabè explorent le potentiel insecticide d’une plante également appelée « acharo » au Tchad. Leur innovation pourrait ouvrir de nouvelles perspectives dans la lutte contre les moustiques vecteurs de maladies.
La recherche africaine apporte une nouvelle contribution à la lutte contre les maladies transmises par les moustiques. Au Burkina Faso, des chercheurs ont développé un bio-insecticide à partir de Calotropis procera, une plante connue au Tchad sous le nom d’« achoro ».
Porté par des scientifiques burkinabè, ce projet vise les larves de moustiques responsables de la transmission du paludisme et de la dengue. Selon les résultats annoncés, le produit permettrait d’éliminer entre 80 et 90 % des larves ciblées, ouvrant ainsi des perspectives prometteuses pour la lutte antivectorielle.
L’innovation repose notamment sur une formulation sous forme de comprimés matriciels, conçue pour prolonger l’action du produit. Elle illustre l’intérêt de valoriser les ressources végétales locales au service de la santé publique.
Toutefois, l’efficacité observée ne signifie pas que les cas de paludisme et de dengue diminueraient déjà dans les mêmes proportions. Des évaluations complémentaires, notamment en conditions réelles, ainsi que des vérifications concernant l’innocuité et la production à grande échelle, restent nécessaires.
Au-delà de la découverte scientifique, cette initiative souligne l’importance de la recherche africaine face aux défis sanitaires du continent. Si son efficacité et sa sécurité sont confirmées, ce bio-insecticide pourrait contribuer à diversifier les moyens de lutte contre les moustiques, tout en valorisant une ressource végétale présente dans plusieurs pays africains.
