La contestation gagne le milieu universitaire tchadien. À Pala, dans le sud du pays, les enseignants-chercheurs ont suspendu leurs activités pour trois jours afin de faire entendre leurs revendications. Au-delà des cours interrompus, ce mouvement remet au premier plan la question des conditions de travail dans l’enseignement supérieur.
L’Université de Pala tourne au ralenti depuis ce lundi 26 octobre. Derrière les amphithéâtres désertés, le Syndicat national des enseignants-chercheurs du supérieur, section de Pala (SYNECS-UP), porte un ensemble de revendications dont la résolution est désormais au cœur du bras de fer avec les autorités concernées.
Les protestataires dénoncent notamment des retards dans le paiement des heures supplémentaires, des frais restant à régler et les difficultés liées à l’approvisionnement en électricité sur le campus de Zamadik. Autant de préoccupations qui, selon les revendications formulées, pèsent sur l’exercice de leurs responsabilités pédagogiques et scientifiques.
Décidée lors d’une assemblée générale extraordinaire le 24 octobre, cette grève d’avertissement doit s’achever mercredi 28 octobre. Sa durée limitée constitue un premier signal de mécontentement. L’issue dépendra désormais de la capacité des parties concernées à engager un dialogue susceptible de déboucher sur des mesures concrètes.
