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L’interpellation du ministre de la Santé publique, mercredi 4 novembre à l’Assemblée nationale, a donné lieu à des échanges sur le retard de la riposte, la fiabilité des statistiques et la mortalité signalée dans les communautés.

La gestion de l’épidémie de dengue a été au centre d’une séance de questions orales avec débats à l’Assemblée nationale. Face au ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, les parlementaires ont notamment soulevé les insuffisances du dispositif sanitaire et les interrogations entourant le nombre réel de victimes.

À l’origine de cette interpellation, le député Moussa Hamid Elimy a questionné l’anticipation de la crise. Il a rappelé que des cas suspects avaient été signalés dès juillet dans les camps de réfugiés du Wadi Fira et qu’un premier cas avait été confirmé à N’Djaména le 24 juillet, alors que la déclaration officielle de l’épidémie n’est intervenue que le 3 octobre.

Le doyen des députés, Abderamane Djasnabaye, a, pour sa part, vivement contesté le bilan officiel des décès. Estimant que les statistiques ne reflétaient pas la situation observée dans les communautés, il a appelé les autorités à davantage de transparence.

En réponse, le ministre a défendu la méthodologie de comptabilisation des décès. Il a expliqué que les 18 morts officiellement recensés au 3 novembre correspondaient aux cas enregistrés dans les formations sanitaires et validés scientifiquement. « Je ne dis pas qu’il n’y a pas de morts dans les communautés », a-t-il précisé, estimant que les décès signalés hors des hôpitaux nécessitaient des investigations avant toute attribution à la dengue.

Le membre du Gouvernement a également annoncé la disponibilité de 12 000 tests de dépistage et le déploiement de 39 équipes d’intervention. Il a évoqué le renforcement des capacités hospitalières, la gratuité de la prise en charge et les opérations de désinsectisation.

Au-delà des chiffres, cette séance laisse entière la question de la mortalité communautaire et de la capacité des autorités à apporter des réponses vérifiables aux inquiétudes de la population.

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