Dans un communiqué de presse rendu public hier mercredi, le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET), section de N’Djaména, a annoncé un préavis de grève de trois jours, prévu du 9 au 26 septembre 2026. Ce mouvement s’inscrit dans un climat de frustration croissante face aux promesses non tenues du gouvernement.

Lors de sa dernière réunion, le SET a exprimé son mécontentement face à des propositions jugées dérisoires, telles que des primes de craie et de documentation, qui, selon eux, occultent les véritables revendications des enseignants. Abdelkadre Djibia, Secrétaire Général de la section provinciale, a dénoncé le comportement antisocial du gouvernement, soulignant le non-respect d’un chronogramme de 45 jours censé aboutir à un protocole d’accord pour les enseignants.

Les griefs sont nombreux : non-respect des engagements, prolongement injustifié d’un moratoire de 18 mois et refus de délivrer des autorisations d’étude, en violation des lois en vigueur. « Cela constitue un acte de répression aveugle », a déclaré Djibia, en référence à la coupure de salaires du mois de février dernier.

Le SET rappelle que les enseignants, piliers de l’avenir national, sont aujourd’hui confrontés à une précarité indigne. « Investir dans l’enseignant n’est pas une charge, mais l’investissement le plus rentable pour l’avenir du Tchad », a-t-il insisté.

Face à cette situation alarmante, le syndicat exige le versement immédiat du demi-salaire retenu, la signature urgente du protocole d’accord relatif au Décret 2850, et la levée du moratoire sur les autorisations d’étude. Il appelle à une mobilisation générale et se dit prêt à engager des actions d’envergure pour relancer le dialogue avec le gouvernement.

Ousmane Hamid, stagiaire

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