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L’Assemblée nationale française a adopté définitivement, mercredi 15 juillet, la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir, marquant une réforme sociétale majeure du second quinquennat d’Emmanuel Macron. Après plus de deux ans de débats parlementaires et plusieurs allers-retours entre les deux chambres, le texte a été approuvé par 291 voix contre 241, avec 29 abstentions.  

La nouvelle loi autorise, sous des conditions strictes, le recours au suicide assisté ou, lorsque le patient est physiquement incapable d’accomplir lui-même le geste, à l’euthanasie. Elle est réservée aux personnes majeures atteintes d’une affection grave et incurable, provoquant des souffrances réfractaires et exprimant une volonté libre et éclairée. Chaque demande devra être évaluée par une équipe médicale selon une procédure encadrée.  

Le texte doit désormais franchir l’étape du contrôle du Conseil constitutionnel avant sa promulgation. Cette réforme place la France parmi les pays ayant légalisé une forme d’aide active à mourir, tout en relançant un débat éthique qui continue de diviser responsables politiques, soignants, cultes et associations.  

Kissia Dani

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