À l’occasion de la Journée internationale de l’accès universel à l’information, célébrée ce 28 septembre 2026, la question de l’accès aux données publiques reste un enjeu majeur au Tchad. Entre nécessité de transparence, rôle des médias et lutte contre la désinformation, l’accès à une information fiable demeure au cœur du débat démocratique.
Instituée par l’ONU, cette journée met cette année l’accent sur la préservation de l’intégrité de l’information à l’ère numérique. L’objectif est de rappeler que l’accès à l’information ne consiste pas seulement à disposer de contenus, mais aussi à pouvoir accéder à des informations officielles, fiables et vérifiables.
Au Tchad, cette question revêt une importance particulière. Reporter sans frontières relève que l’accès à l’information officielle demeure difficile, malgré la reconnaissance légale de la liberté de la presse et du droit à l’information. Dans son classement 2026, RSF place le pays au 93e rang sur 180.
Pour les journalistes tchadiens, l’accès aux sources institutionnelles constitue ainsi une condition essentielle à la vérification des faits. Lors d’une rencontre avec l’Union des journalistes tchadiens, le 3 février 2026, le Premier ministre a d’ailleurs été saisi des préoccupations liées à « l’effectivité de l’accès à l’information publique », à la sécurité des journalistes et à la fragilité économique des médias.
Dans le même temps, le ministère de la Communication affirme vouloir favoriser une information « fiable, accessible et responsable » et faciliter l’accès aux informations officielles, aux textes réglementaires et aux documents publics.
Au-delà des journalistes, l’enjeu concerne donc chaque citoyen. Dans un environnement numérique où circulent rapidement rumeurs, manipulations et désinformation, l’accès à une information publique vérifiable apparaît comme un instrument essentiel de transparence et de participation citoyenne.
Adnely Carine
