
Depuis des années, les populations de l’axe Kélo – Pala – Léré assistent au même spectacle : on installe des barrières pour protéger… une route qui n’existe pratiquement pas. Comment protéger ce qui n’a jamais été réellement construit ? Pathétique !
Les barrières ne sont pas une politique de développement. Elles sont le symbole d’un échec. Elles empêchent les citoyens de circuler, bloquent les échanges économiques, retardent les évacuations sanitaires et condamnent toute une région à l’isolement chaque saison des pluies.
Un État responsable ne gouverne pas avec des barrières, il construit des infrastructures. Il ne demande pas aux citoyens de s’adapter à la précarité ; il investit pour la faire disparaître.
Pendant que d’autres régions bénéficient de routes bitumées, le Mayo-Kebbi Ouest qui, d’ailleurs une partie du Tchad continue d’attendre des promesses qui reviennent à chaque discours et disparaissent après chaque élection.
Nous ne demandons ni privilège ni faveur. Nous exigeons simplement ce qui est dû à chaque citoyen : une route praticable en toute saison. Les barrières de pluie ne sont pas une solution ; elles sont le rappel quotidien de l’échec de l’État à remplir l’une de ses missions les plus fondamentales.
Oumar Saleh Brahim, Citoyen tchadien résistant à Pala, Chef-lieu de la province de Mayo-Kebbi Ouest
