La cérémonie de présentation des vœux du Nouvel An à la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) a servi de cadre à une réflexion de fond sur l’état de la presse tchadienne. Loin d’un rituel protocolaire, les échanges ont mis en lumière les défis structurels d’un secteur en quête de crédibilité.

Le secrétaire général de la HAMA, Félicien Alladoum Radingaye, a rappelé les actions menées en 2025 et les perspectives envisagées. Une mise au point jugée nécessaire, alors que l’institution fait souvent l’objet de critiques réductrices.

La présidente de la HAMA, Mme Halimé Assadya Ali, a opté pour un discours sans complaisance, évoquant les dérives professionnelles et la prolifération de médias ne respectant pas les textes en vigueur. Selon elle, sur près de 197 médias recensés, moins de la moitié fonctionneraient selon les normes.

Face à ce constat, la HAMA annonce un plan stratégique 2026-2028 axé sur la formation, la gouvernance et l’application rigoureuse des règles. L’augmentation de l’aide à la presse et le projet de Maison de la Presse s’inscrivent dans cette dynamique de professionnalisation au service d’une information crédible.

Sakhaïroune Ousmane Kikigne

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