
Le Conseil constitutionnel du Sénégal a invalidé la loi de révision de la Constitution adoptée par l’Assemblée nationale, estimant que la procédure suivie ne respectait pas les exigences prévues par la Loi fondamentale. Cette décision intervient après un recours introduit par le président Bassirou Diomaye Faye, qui contestait la régularité du processus d’adoption du texte.
La réforme, votée le 29 juin par les députés, prévoyait plusieurs modifications constitutionnelles. Elle avait toutefois suscité de vives critiques de la part d’une partie de l’opposition, qui dénonçait des irrégularités dans la procédure parlementaire et appelait à son annulation.
Après examen du dossier, les sept membres du Conseil constitutionnel ont conclu que les conditions requises pour une révision de la Constitution n’avaient pas été respectées. En conséquence, le texte ne pourra pas entrer en vigueur.
Cette décision, définitive et contraignante pour toutes les institutions sénégalaises, représente un revers politique pour la majorité parlementaire. Elle relance également le débat sur les réformes institutionnelles et confirme le rôle déterminant du Conseil constitutionnel dans la préservation de l’État de droit et de l’équilibre des pouvoirs au Sénégal.
Sakhaïroune Ousmane Kikigne
