Le parti Tchad Uni, par la voix de son président Mahamat Zene Chérif, a dénoncé de menaces et intimidations à l’encontre de ses membres. Une déclaration qui a fait réagir les tenants du pouvoir.
Dans une déclaration officielle, le leader du parti Tchad Uni affirme que sa formation politique et ses militants subissent « des menaces de mort, d’enlèvements, agressions et intimidations », ainsi que des tentatives d’expulsion forcée de leur siège, des écoutes téléphoniques illégales et un suivi constant de leurs déplacements. Les militants dans le secteur public et parapublic seraient discriminés, tandis que les jeunes diplômés et commerçants affiliés au parti se verraient privés d’emplois et de marchés publics, souligne Mahamat Zene Chérif.
Face à cette situation, le président de Tchad Uni appelle la communauté internationale et les responsables religieux à intervenir pour éviter ce qu’il qualifie de « dictature imminente » au Tchad. Il exige également la libération du président du parti Les Transformateurs, Dr Succès Masra, et réaffirme l’engagement de son parti à poursuivre la lutte politique dans le cadre légal et pacifique.
Le porte-parole du mouvement patriotique du salut (MPS), parti au pouvoir, Abdel-Nasser Garboa, a réagi à ces accusations sur sa page Facebook. « Dès qu’on ne les calcule pas, ils s’inventent une vie en évoquant des menaces et autres harcèlements qui n’existent que dans leur imaginaire loufoque. Changez un peu de stratégies même non ? »

Kissia Dani, stagiaire.
