
Les autorités nigérianes ont annoncé la suspension des licences d’importation d’essence, estimant que la production nationale est désormais suffisante pour répondre aux besoins du pays. L’annonce a été faite le 10 mars par George Ene‑Ita, porte-parole de la Nigerian Midstream and Downstream Petroleum Regulatory Authority (NMDPRA).
Selon les nouvelles directives, l’importation de carburant ne sera autorisée que si l’offre locale devient insuffisante. Pour l’instant, aucune licence d’importation n’a été accordée depuis février, ce qui marque un tournant important dans la politique énergétique du pays.
Cette décision concerne plusieurs acteurs majeurs du secteur pétrolier, notamment TotalEnergies, Conoil Plc et MRS Nigeria Plc, qui figuraient parmi les principaux importateurs d’essence au Nigeria.
Cette mesure intervient dans un contexte marqué par la montée en puissance de la Dangote Refinery, propriété du milliardaire nigérian Aliko Dangote. L’installation a récemment atteint sa capacité nominale d’environ 650 000 barils de pétrole par jour et pourrait produire jusqu’à 75 millions de litres de carburant quotidiennement, soit un volume supérieur à la consommation nationale.
Pour les autorités, cette stratégie vise à renforcer l’autonomie énergétique du pays, réduire la dépendance aux importations et économiser plusieurs milliards de dollars en devises. Elle s’inscrit également dans une volonté de valoriser la production locale et de stabiliser le marché intérieur des produits pétroliers au Nigeria.
Adnely Carine
