
Les autorités nigériennes ont convoqué la représentante de l’Union européenne au Niger à la suite d’une résolution adoptée par le Parlement européen concernant l’ancien président Mohamed Bazoum.
Le 12 mars 2026, à Niamey, le ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, a convoqué la chargée d’affaires par intérim de la délégation de l’Union européenne, Nicoletta Avella. Au cours de cette rencontre, il lui a notifié l’indignation des autorités nigériennes face à la position exprimée par le Parlement européen.
À l’issue de l’entretien, une lettre officielle de protestation a été remise à la diplomate européenne. Dans ce document, le gouvernement nigérien condamne ce qu’il considère comme une ingérence dans les affaires intérieures du pays et dénonce une attitude jugée paternaliste.
La réaction de Niamey intervient après l’adoption d’une résolution du Parlement européen appelant à la libération « immédiate et inconditionnelle » de Mohamed Bazoum. Le texte a été adopté par 524 voix pour, deux contre et 29 abstentions.
Les autorités nigériennes estiment que cette prise de position constitue une atteinte à la souveraineté nationale et affirment leur détermination à rejeter toute pression extérieure dans la gestion de leurs affaires internes.
Sakhaïroune Ousmane Kikigne
