
Pendant 5 jours, la capitale tchadienne a vibré au rythme d’une ambition régionale : faire des agendas Femmes, Paix et Sécurité (FPS) et Jeunesse, Paix et Sécurité (JPS) des instruments concrets de transformation sociale. Le consortium EQUIPOP, DIAKONIA, FAD et l’Institut Gorée, soutenu par l’AFD, a piloté deux ateliers intensifs à destination des organisations de la société civile et des expertes genre.
Le premier volet, consacré aux approches féministes, a invité les participantes à décortiquer les rapports de domination. Ont été abordés les féminismes africains, l’intersectionnalité et les perspectives décoloniales, replaçant les vécus des femmes au cœur des enjeux sécuritaires.
Le second volet a mis l’accent sur le plaidoyer féministe : cartographie des acteurs, construction de messages clés, recours aux médias et au storytelling. Des simulations ont permis de tester ces outils en condition réelle.
Parmi les structures engagées figuraient MAVI, SALAMA PEACE INITIATIVE, RJDLT ou encore AFJT, aux côtés de la Ligue Tchadienne des Droits des Femmes. Toutes repartent avec des stratégies de mobilisation renforcées, conscientes que sans financements et sans levée des barrières socioculturelles, la transformation sera inachevée. Mais une certitude émerge : la pensée féministe ouest-africaine et sahélienne est vivace, décoloniale et prête à agir.
Adnely Carine
